Quelle puissance pour les protos du Dakar?

Actualités Sports Vincent Marique
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Comme en Formule 1 ou en WRC, la puissance exacte des motos d'usine, toutes disciplines confondues, est évidemment un secret d'état.

Quelle puissance, approximative, peuvent alors développer les monocylindres des CRF450 Rally, WR450F Rally et autre 450 Rally de chez KTM/Husqvarna/GasGas?

 

Un petit rappel historique n'est jamais inutile.

Au début de l'histoire du Dakar, les trails engagés n'étaient que des motos proches de l'origine dotées d'un gros réservoir, souvent bricolé d'ailleurs.

A partir du milieu des années 1980, les usines allaient développer de véritables "monstres" plus ou moins dérivés des motos de série. C'était l'époque de la Cagiva à moteur Ducati 750 bicylindre de Hubert Auriol ou encore de la Honda NXR 750 bicylindre de Cyril Neveu notamment. Des motos développant près (voire plus) de 80 chevaux et capables d'atteindre les 200km/h en pointe.

Durant les années 1990, les puissances allaient sans cesse augmenter et le poids des motos de rallye-raid se réduire. Après une première restriction règlementaire, la chasse à la performance reprenait de plus belle dans les années 2000.

Pendant plusieurs années, les "690" et les "450" coexistaient, avec des mesures destinées à lisser progressivement les performances des différents modèles. Restant longtemps accroché à son moteur "690", KTM affrontait ainsi pendant plusieurs éditions des Aprilia, Yamaha et autres Sherco alignant des 450 plus légères.

En juin 2009, ASO créait une sacrée onde de choc en annonçant limiter à 450cc la cylindrée maximale des motos participantes. Une décision prise évidemment pour des raisons de sécurité et limiter la vitesse de pointe des machines. Estimant ne pas avoir le temps de réagir, KTM annonçait son retrait de la compétition… Quelques semaines plus tard, un compromis était trouvé: les "690" restaient autorisées, mais avec une bride. KTM revenait sur sa décision.

Finalement, c'est en 2011 qu'entrait en vigueur la règlementation toujours appliquée aujourd'hui et qui a mené à une certaine uniformisation des prototypes engagés par KTM, Yamaha, Honda ou encore Sherco. Des différences subsistent toutefois au niveau de la distribution avec, par exemple, un double ACT pour la Honda et un simple pour le bloc KTM.

Des usines, la seule qui communique sur la puissance est Honda. Le monocylindre DOHC de la CRF450 Rally officielle développe "plus de 45kW"; soit plus de 60 chevaux. En réalité, les puissances varient plutôt entre 65 et 75 chevaux pour un couple oscillant entre 50Nm et 55Nm. Tout cela pour des motos pesant, à vide, 140kg seulement.

Afin de limiter la course à la performance, le règlement impose désormais des pénalités pour tout changement de moteur et, dès l'an prochain, tout changement de piston.