« Cette victoire a une saveur particulière »

Actualités Sports Vincent Marique
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Xavier Siméon réalise la course parfaite en Allemagne et décroche sa première victoire !

 

Sur la piste du Sachsenring, Xavier Siméon a été magistral. Auteur d'un excellent départ, il a ensuite porté des attaques sur Morbidelli puis Zarco, qu'il est parvenu à contenir jusque sur la ligne d'arrivée.

Avec le team Gresini, le pilote Zelos a enfin pu décrocher cette première victoire en Moto2 après laquelle il court depuis plusieurs saisons.

Xavier Siméon, dans quel état d'esprit êtes-vous?
« Je suis hyper content ! Entendre la Brabançonne sur le podium, quelle émotion ! Franchement, j'ai encore du mal à réaliser. J'avais déjà remporté des courses quand je roulais en Superstock 1000, mais cette victoire a une saveur toute particulière. C'est ma 5e saison en Moto2, mais c'est la première année où j'ai la chance d'avoir un package «moto et équipe» aussi performant. Dans cette catégorie si disputée, il faut savoir saisir sa chance. Plusieurs fois, nous nous sommes dit que nous allions y arriver. Nous étions montés sur le podium au Qatar, nous avions réalisé la pole à Austin et nous nous étions déjà battus pour le podium au Texas et en Argentine, sans oublier la 5e place à Jerez. À Assen, j'ai réalisé un très bon week-end et j'étais conscient qu'il ne manquait vraiment pas grand-chose. »

Vous étiez confiant en venant au Sachsenring?
« Oui, j'avais déjà réalisé la pole ici en 2013. En arrivant en Allemagne, je visais le podium. Nous avions misé sur une stratégie pour la qualification qui s'est avérée payante. J'avais le rythme pour aller chercher ce podium, mais je devais confirmer en course. J'ai pris un bon départ et quand j'ai vu que j'étais bien à la mi-course, j'ai décidé d'attaquer Morbidelli. Le moment crucial a été le dépassement sur Zarco en fin de course. Je suis resté concentré un maximum, je ne voulais pas laisser filer cette victoire. J'ai roulé très vite dans le dernier tour et je me suis appliqué. J'ai fermé la porte quand il le fallait. »

32 ans après, vous succédez donc à Didier de Radiguès.
« Cette victoire est un clin d'oeil que je lui ai fait! Je suis content de pouvoir offrir cette victoire à la Belgique 32 ans après Didier. J'en profite d'ailleurs pour remercier mes parents, Marie-Sophie, ma famille, mon management Zelos, Freddy Tacheny, mon team et mes partenaires pour leur soutien sans faille. »

Vous ne pouviez rêver mieux avant cette trêve estivale.
« Il n'y a pas de meilleure manière d'aborder la trêve. Nous allons continuer à travailler pour être encore plus compétitifs. Je ne vais pas relâcher mes entraînements pour être au top pour le GP d'Indianapolis en août! »